Un autre monde

Publié le 2 Avril 2013

Un autre monde

Trois mois passés à Taïwan m’ont permit de découvrir bien plus que le simple monde du travail. J’ai pu vivre ce qu’on appelle « la fracture orient/occident ».

Ayant déjà vécue en tant qu’expatriée en Afrique, je pensais savoir dans quoi je m’embarquais quand je suis partie pour Taïwan. J’avais tord ! Je suis arrivée sur une île inconnue, et tous mes repères d’occidentale, toutes les choses auxquelles je me raccrochais en les considérant comme « sûre » ou « international », se sont évanouie au moment même ou j’ai posé les pieds sur le sol Taïwanais.

À commencer par l’anglais : langue que je considérais comme international et parlée par tous, surtout par les chinois. EREURE ! Il s’est avéré que l’anglais à Taïwan est autant parlé qu’en France. La majorité des taxis, des conducteurs de bus, ainsi que des commerçant ne parlent pas anglais. Toute fois, les taïwanais sont très avenant et cherchent toujours à aider les étrangers qu’ils voient en difficulté. En communiquant avec des signes…

Mais là encore, les signes que l’on qualifie d’universel en France, ne le sont en réalité pas du tout ! Nous avons vu la différance de mime pour les chiffres jusqu’à 10, et c’est loin d’être le seul exemple ! La première fois que mes collègues m’ont fait signe de venir, j’ai crue qu’elles voulaient que je baisse le son de la musique : elles agitent les mains de haut en bas, il faut le savoir ! Ce geste, que l’on penserait innocent m’a posé problème plusieurs fois. En effet, de nombreux taxis ont crue que je les appelais alors que je m’évertuais à agiter ma main de gauche à droite pour dire que je n’avais pas besoin deux. C’est ainsi que j’ai appris qu’on pouvait également faire signe de venir en agitant la main de gauche à droite…ce qui me laisse perplexe, je dois le reconnaître. Après un moment d’adaptation, j’ai appris à ne pas bouger un scille lorsqu’un taxi s’approchait de moi, pour qu’il n’y ait aucun mal entendu.

Et dieu sait qu’il y en a eu, des mal entendus ! Par exemple, pour la nourriture : au delà des pats traditionnels chinois, on peut penser que les hamburger, les pizza, ou même les sodas sont des valeurs sûres… EREURE ! J’ai découvert le hamburger au riz –le pain est remplacé par du riz-, la pizza au maïs, et l’ice tea…avec tu vrai thé dans lequel on a mit des glaçons… Heureusement, je ne me suis pas attardée sur les fastfoods, je voulais découvrir la cuisine chinoise, très peu connu du grand public occidental. Si si ! Je vous assures ! Par exemple, saviez vous que le nem, emblème typique de la cuisine chinoise en France est en réalité vietnamien ?

Qui dit découverte de cuisine, dit essaie de certains mets… Et je n’ai pas été déçue ! Si je n’ai pas gouté au pates, ou au bec de poulet, ni au crevettes vivantes, je ne me suis tout de même pas dégonflée devant le sang de porc séché, la tête de poisson, les algues crues ou séchées, ou encore le cœur et l’oreille de porc. Je ne conseillerais néanmoins aucun de ces plats !

Outre ces étranges choses, la cuisine chinoise s’est avérée très bonne, et surtout très saine ! Les taïwanais ne cuisinent que rarement avec du beure, et sont très attentifs à l’aspect curatif des aliment qu’ils consomment. Et peut-on les blâmer pour cela lorsque nous pouvons manger un repas complet avec de la viande et des légumes à moins de 2€ ?

Mon petit quotidien français était tout bonnement impossible à recréer au bout du monde. Pour le meilleur comme pour le pire : Je me suis retrouvée dans une ville ou les gares étaient enterrées, et dans laquelle mes métros étaient aériens, dans laquelle la confiance est un art de vivre et la sécurité un acquis.

Bref, c’était un vrai capharnaüm dans ma tête, mais ce n’est pas pour autant que je n’ai pas apprécié ! Un bon lavage de cerveau concernant les idées préconçus d’occident fait un bien fou de temps en temps !

Après quelques jours à me demander « pourquoi », j’ai fini par me dire « c’est comme ça », et la vie a tout de suite été plus facile ! J’ai découvert sans aprioris tout ce que je pouvais et n’en ai pas perdu une seul goutte ! Tout en notant tout de même les différances notoires de culture !

Ma vie en totale immersion m’a permis de sortir, et de rencontrer du monde. En parlant avec les jeunes, je me suis rendu compte, que je n’étais pas du tout à la page en terme d’actualité des stars ! Vous pensiez que les stars étaient internationales ? EREURE ! Bien sur, les stars américaines sont plus ou moins reconnues, mais, mise à part « Jonny Dep’s wif » -Vanaissa Paradi-, aucun français n’a trouvé grâce au yeux des asiatiques ! Non, les taïwanais ne connaissent pas David Guetta ! Mais ne vous en fait pas, nous autre français leur rendons bien la pareille, puisque nous ne connaissons aucune des grande stars asiatiques actuelles, vous en avez eu la preuve avec mon article sur Jolin Tsai !

Je dois avouer que je m’en porte tout aussi bien, et que variété asiatique ne me manquera pas !

Une île ou l’on vie différemment, mais aussi et surtout une île magnifique ! Je suis ravie d’avoir eu l’occasion de voyager un petit peu pendant mn stage. Taïwan est une île absolument fabuleuse par ses paysages. Près des côtes, les montages se jettent directement dans la mer, à l’intérieur, des villages typiques offrent des chambres d’hôtes dans un cadre digne d’un téléfilm historique, les plages sont immenses et propres. Taipei, quand à elle est un mini New York chinois ! Avec ses panneaux lumineux, sa circulation, ses taxis, sa vie, de jour comme de nuit. Quel plaisir de pouvoir aller faire ses courses, ou même se faire masser, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit !

Rédigé par Marina

Publié dans #Mon périple

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H
Merci marina pour m'avoir fait partager via ce blog fort instructif et divertissant votre quotidien !
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